sexta-feira, 24 de agosto de 2012

Légalité et légitimité chez Eric Voegelin

«Dans son autobiographie, Voegelin résume ainsi la critique du normativisme juridique développée dans L`État autoritaire de 1936:


                  Je rejetais là clairement non pas la «Théorie pure du droit», mais sa prétension à servir de substitut à une théorie politique. Il me fallait souligner l´inadéquation d´une théorie du droit pour la compréhension des problemes politiques et les conséquences destructices de la prétension selon laquelle l´on ne devrait pas ou l´on ne pourrait pas traiter scientifiquement des problèmes politiques.

Quelles sont ces conséquences «destructices» du normativisme Kelsénien? Il s´agit en premier lieu de l´élimination par la science «pure» du droit, de ces problèmes métaphysiques que Kelsen considère comme de faux problèmes. Mais la destruction prend aussi ici une signification politique trés concrète.
(...) Une autre distinction doit être prise en compte, celle qui oppose la légalité à la legitimité: lorsque le jeu des institutions démocratiques est instrumentalisé par des partis extrémistes en vue de détruire la démocratie elle-même, sauver la démocratie peut vouloir dire la défendre par la mise en place de mesures autoritaires, tels l´ajournement d´élections «dangereuses», la restriction da la liberté d´expression, le gouvernement par décrets présidentiels, la déclaration de l´état d´urgence, etc. (...) Par son attaque du normativisme, Voegelin prend indirectement parti pour le régime mis en place par Engelbert Dollfuss, qui a permis, au prix d´un coup d´état et d´une alliance avec L´Italie mussolinienne à l´écard du jeu politique les communistes et les nazis.»


In "Voegelin - Symboles du politique" - Thierry Gontier - páginas 32 e 33.

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